Mines et géotechnique · Oyu Tolgoi, Mongolie

Oyu Tolgoi reprend ses activités après un événement sismique

Rio Tinto a annoncé une reprise progressive le 30 octobre après des contrôles de sécurité. La société attribue un éboulement localisé à l’événement de la veille.

Carotte de forage en caisse avec bandes claires et sombres et marques vertes.
Photo de contexte géologique USGS, publiée vers 2017. Elle ne montre ni Oyu Tolgoi ni l’éboulement. Fichier intégral, couleurs préservées.
USGS / Michael Zientek · Public Domain

Rio Tinto a indiqué le 30 octobre 2026 que les opérations souterraines de la mine de cuivre Oyu Tolgoi, en Mongolie, reprenaient progressivement après des contrôles de sécurité. Le communiqué, portant 11:00 GMT (UTC+00:00), décrit la situation opérationnelle de l’entreprise à cet instant ; il ne dit pas que la production était totalement revenue à la normale.

Selon la société, un événement sismique du 29 octobre a causé un éboulement localisé dans une zone temporaire de stockage voisine de la production. Rio Tinto déclare n’avoir constaté aucun impact structurel sur la zone de foudroyage souterrain ou son infrastructure opérationnelle. Deux salariés étaient encore soignés pour des blessures sans risque vital. Ces évaluations sont celles de l’exploitant.

Reuters a également relaté la reprise dans un article de Sameer Manekar et Rajasik Mukherjee, repris par Euronext. L’agence fait état de trois salariés blessés et d’aucun décès, citant le groupe minier. Le nombre de personnes encore soignées dans l’actualisation ne doit pas être confondu avec le total des blessés annoncé pour l’incident.

Le reportage mentionne la participation de 66% de Rio Tinto, le reste revenant au gouvernement mongol. Il signale aussi des retards au passage de Ganqimaodu entre Chine et Mongolie, réduisant les camions disponibles pour le concentré de cuivre. Cette contrainte logistique est distincte de l’arrêt souterrain ; aucune perte de production due au séisme n’est quantifiée.

L’intérêt géotechnique consiste à distinguer vibrations, éboulement et intégrité des infrastructures, différents aspects de l’incident. Le communiqué consulté ne fournit ni magnitude, ni profondeur, ni mécanisme sismique, ni rapport technique d’inspection. La reprise annoncée n’établit donc pas la cause physique détaillée et ne constitue pas ici une expertise indépendante de la sécurité de la mine.

← Autres actualités des géosciences